Présidentielle: fin mardi de l'opération de révision exceptionnelle des listes électorales

Publié le : mardi, 23 avril 2019 12:41

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Présidentielle: fin mardi de l'opération de révision exceptionnelle des listes électorales

 

 

ALGER- L'opération de révision exceptionnelle des listes électorales, en prévision de l'élection présidentielle du 4 juillet prochain, s'achève ce mardi, conformément au délai fixé par le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire.

Dans le cadre de cette opération ouverte le 16 avril dernier, le ministère de l'Intérieur a invité tous les citoyens et citoyennes non-inscrits sur les listes électorales et âgés de 18 ans révolus le jour du scrutin, soit le 4 juillet 2019, à demander leur inscription sur la liste électorale de la commune de résidence.

Les électeurs ayant changé de résidence devaient, quant à eux, se rapprocher de leur nouvelle commune de résidence qui prend en charge la procédure de radiation et d'inscription.

Le nombre d'électrices et d'électeurs portés sur les listes électorales lors des élections locales du 23 novembre 2017 s'élevait à 22.883.772.

Cependant, des présidents d'Assemblées populaires communales (APC) dans certaines wilayas, telles que Tizi-Ouzou, Bejaia et Tipasa, ont annoncé leur refus de procéder à la révision des listes électorales et de participer à la préparation de l'élection présidentielle, estimant que cette consultation est "rejetée" par le peuple algérien.

Des magistrats ont également annoncé leur refus de superviser l'opération électorale, affirmant qu'ils se tiennent du côté du mouvement populaire de contestation (hirak) et revendiquant une justice indépendante.

Une rencontre de concertation sur les mécanismes de la mise en place d'une instance nationale indépendante chargée de la préparation et de l'organisation de l'élection présidentielle s'est tenue lundi à Alger.

Des responsables de partis politiques, de représentants de la société civile, des personnalités nationales, des juristes, notamment des constitutionnalistes, ont été conviés à cette rencontre dont les travaux se sont déroulés à huis clos.

Les participants à cette rencontre ont appelé à "préserver le processus constitutionnel et électoral et son accompagnement par des mesures d'apaisement en direction de l'opinion publique", selon le document qui a sanctionné leurs travaux, et dans lequel il est précisé que l'instance nationale indépendante chargée de la préparation et de l'organisation de l'élection présidentielle sera dotée de "larges prérogatives".

Plusieurs partis politiques et personnalités nationales ont décliné l'invitation de la présidence de la République à cette rencontre de concertation, considérant qu'elle n'est pas en phase avec les revendications exprimées par le hirak.

Parmi les partis qui ont refusé de prendre part à la réunion figurent, entre autres, TAJ et le Mouvement populaire algérien (MPA), qui faisaient partie de l'Alliance présidentielle, le Front des forces socialistes (FFS), le Parti des travailleurs (PT), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Talaie el Hourriyet et le Mouvement de la société de la paix (MSP).


Lire aussi: Révision exceptionnelle des listes électorales du 16 au 23 avril 2019


Abdelkader Bensalah, qui assume, en application des dispositions de l'article 102 de la Constitution, les fonctions de chef de l'Etat pour une durée de 90 jours, suite à la démission du président Abdelaziz Bouteflika, a signé le 10 avril le décret présidentiel convoquant le corps électoral pour l'élection présidentielle.

Selon un bilan provisoire rendu public lundi, 32 postulants ont déposé à ce jour auprès du ministère de l'Intérieur des lettres d'intention de se porter candidats à l'élection présidentielle du 4 juillet.

Lors d'un message à la nation, Bensalah, qui ne peut, selon la Constitution, se porter candidat à l'élection présidentielle, a fait part de son intention de créer, en concertation avec la classe politique et la société civile, une institution nationale collégiale, "souveraine" dans ses décisions, à laquelle sera dévolue la mission de réunir les conditions d'organisation d'élections nationales "honnêtes et transparentes".

Le chef de l'Etat a tenu à préciser que le rôle du gouvernement et des services administratifs concernés se limitera à "soutenir et accompagner" cette institution dans l'accomplissement de ses missions "en toute liberté".

Le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a assuré, de son côté, que l'ANP accompagnera la période de transition destinée à la préparation de l'élection présidentielle et veillera à son suivi dans "le strict respect des règles de transparence et d'intégrité et des lois de la République".

Les partis de l'opposition ont toutefois exprimé leur rejet de l'installation de M. Bensalah en qualité de chef de l'Etat, estimant que cette démarche est "incompatible" avec les revendications du peuple algérien, qui réclame un changement radical du système politique et le départ des personnalités qui en sont les symboles.

Les partis de l'opposition ont estimé aussi que l'approche constitutionnelle dans la résolution de la crise mènera à "l'impasse", le problème étant fondamentalement d'ordre politique.


 

Présidentielle du 4 juillet: 32 lettres d'intention à la candidature déposées

·                  Publié Le : Lundi, 22 Avril 2019 16:39    

Présidentielle du 4 juillet: 32 lettres d'intention à la candidature déposées

ALGER - Le bilan provisoire de la remise des formulaires de souscription de signatures individuelles pour les postulants à la candidature à l'élection présidentielle du 4 juillet prochain, s'élève à 32 lettres d'intention déposées auprès du  ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire.

Le ministère de l'Intérieur indique dans un communiqué rendu public lundi que "suite à la convocation du corps électoral pour le jeudi 4 juillet 2019, le bilan provisoire de la remise des formulaires de souscription de signatures individuelles pour les postulants à la candidature à l'élection de la Présidence de la République, arrêté le dimanche 21avril 2019, compte trente deux  (32) lettres d'intention déposées".


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Les postulants à la présidentielle sont tous des candidats indépendants.

La même source précise, en outre, que les concernés "ont pu bénéficier des quotas de formulaires de souscription, en application des dispositions légales en vigueur", ajoutant que "l'opération se déroule dans de bonnes conditions".

 


 

Une instance indépendante chargée de l'organisation de la Présidentielle

·              Publié Le : Lundi, 22 Avril 2019 17:01   

Une instance indépendante chargée de l'organisation de la Présidentielle

 ALGER- La rencontre de consultation qui a regroupé, lundi au Palais des Nations (Alger), des acteurs politiques, des représentants de la société civile, des experts et des personnalités nationales, a mis en avant l'importance de créer "dans les plus brefs délais" une instance nationale indépendante chargée de la préparation et de l'organisation de l'élection présidentielle, le 4 juillet prochain, ainsi que de la prise en charge du processus électoral.

Selon un document portant sur le projet de la plateforme de création de cette instance, dont l'APS a reçu une copie, l'installation de cette instance s'inscrit dans le cadre de "l'application des engagements du chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, contenus dans son discours à la nation, le 9 avril".

"L'exigence constitutionnelle implique la formation urgente de cette instance inclusive afin de lui permettre, dans les plus brefs délais, de prendre en charge le processus électoral, d'où la nécessité d'élaborer et d'adopter un texte de loi relatif à cette instance", précise la même source.

La rencontre de consultation examine, selon le document, "la nature juridique de l'instance et le choix de son appellation, outre la définition de ses missions et de sa composante, la qualité de ses membres et ses règles d'organisation et de fonctionnement".

Le document affirme "le caractère indépendant de cette instance vis-à-vis des autorités publiques", car étant "souveraine dans la gestion de ses affaires". Celle-ci peut également "s'acquitter des principales missions assignées à l'administration publique en ce qui concerne les élections".


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Ladite instance peut superviser "l'ensemble des opérations inhérentes à l'élection, partant de la révision des listes électorales jusqu'à l'annonce provisoire des résultats du scrutin".

L'instance dispose également de "son propre budget de fonctionnement et pourrait être investie des missions d'élaboration et de gestion du budget consacré à l'organisation de l'élection", et jouit "d'une indépendance totale dans la gestion de ses moyens, ressources et employés".

Le document propose une organisation centrale de l'instance, dotée de sections au niveau local en vue de couvrir l'ensemble du territoire national, outre "la participation de nombre de personnalités nationales, de

représentants de partis politiques, de la société civile et d'experts".

 


 

 

Elections: rencontre sur les mécanismes de création d'une instance indépendante

 Publié Le : Lundi, 22 Avril 2019 10:31   

Elections: rencontre sur les mécanismes de création d'une instance indépendante

Photo APS

ALGER - Les travaux de la rencontre de concertation sur les mécanismes de la mise en place d'une instance nationale indépendante chargée de la préparation et de l'organisation des élections, ont débuté lundi au palais des nations à Club des Pins (Alger).

Des responsables de partis politiques, des représentants de la société civile, des personnalités nationales, des juristes, notamment les constitutionnalistes ont été conviés à cette rencontre dont les travaux se déroulent à huis clos.

Plusieurs partis politiques et personnalités nationales ont déjà décliné l'invitation de la présidence de la République à cette rencontre de concertation destinée à débattre de la situation politique du pays et des moyens de garantir la transparence de l'élection présidentielle, prévue le 4 juillet prochain.

La Secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a décliné l'invitation du chef de l'Etat, affirmant dans une vidéo publiée sur la page Facebook officielle du parti, que "ces concertations, sont une manœuvre visant à imposer la continuité du même système, en imposant l'élection présidentielle le 4 juillet prochain".


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De son côté, le président du parti du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, a annoncé qu'il ne participera pas à cette rencontre, appelant à "la mise à l'écart des symboles du régime".

Le président de Talaie el Hourriyet, Ali Benflis, a estimé que "ces concertations sont inopportunes et hors du sujet de l'heure et ne manqueront pas d'être perçues par notre peuple comme une provocation visant à éluder la réponse à ses justes revendication".

Le président du Mouvement de la société de la paix (MSP), Abderzak Makri, a décliné également l'invitation de la présidence, expliquant sur sa page Facebook que pour le MSP cette rencontre "constitue une atteinte à la volonté populaire et est à même d'aggraver la situation" appelant "toutes les forces politiques et civiles à son boycott".

Le président du Front Justice et Développement (FJD), Abdellah Djaballah, a réaffirmé le refus de son parti de dialoguer avec "une personnalité rejetée par le peuple algérien et dont le départ est réclamé par des millions de citoyens".

Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati a annoncé, de son côté, qu'il ne participera à cette rencontre, considérant que "l'invitation à la concertation (...) est une réflexion sans objet tant qu'une solution n'est pas trouvée pour répondre aux revendications du Hirak populaire".

"Le règlement de cette situation ne peut se faire avec des figures rejetés par le peuple", a-t-il-souligné.

Le Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD) a estimé, pour sa part, que cette rencontre "n'avait pas de légitimité populaire".

Le PNSD a affirmé, dans son communiqué, "respecter et adhérer entièrement aux revendications du peuple".


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Le Mouvement populaire algérien (MPA) a réaffirmé dimanche sa décision de ne pas participer à la rencontre de concertation, considérant que "le climat général prévalant n'est pas opportun pour l'organisation de cette Présidentielle".

Le Parti de la Liberté et la Justice (PLJ), dirigé par Mohamed Said, a jugé "inutiles" ces consultations menées par "des parties du Pouvoir rejetées par le peuple".

Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, avait reçu les anciens présidents de l'Assemblée populaire nationale (APN), Abdelaziz Ziari, et Larbi Ould Khelifa, ainsi que le juriste Miloud Brahimi, en tant que personnalités nationales dans le cadre des rencontres de concertation que prône le chef de l'Etat dans le traitement de la situation politique du pays.

M. Bensalah s'est entretenu également avec le président du Front El Moustakbal, Abdelaziz Belaïd et le président du Mouvement El Islah, Filali Ghouini.

Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, s'était engagé à mettre en place, en concertation avec la classe politique et civile citoyenne, "une institution nationale collégiale, souveraine dans ses décisions, à laquelle sera dévolue la mission de réunir les conditions nécessaires de préparation et dorganisation délections nationales honnêtes et transparentes".

"C'est en concertation avec la classe politique et civile citoyenne que je me propose, en priorité et en urgence, de créer une institution nationale collégiale, souveraine dans ses décisions, à laquelle sera dévolue la mission de réunir les conditions nécessaires de préparation et dorganisation délections nationales honnêtes et transparentes", a-t-il affirmé dans un discours à la Nation après la prise de ses fonctions de chef d'Etat en vertu des dispositions de l'article 102 de la Constitution.

Soutenant que "le gouvernement et les services administratifs concernés seront chargés de la soutenir et de laccompagner dans laccomplissement de ses missions en toute liberté", il a exhorté "tout un chacun à surmonter les divergences et nous investir dans une action collective historique à la hauteur des défis de létape, reposant sur les valeurs de solidarité, de cohésion et dabnégation dans le but datteindre lobjectif suprême, cest-à-dire poser les fondements de lAlgérie du futur".

A ce propos, M. Bensalah avait assuré qu'il "veillerait à ce que le cadre juridique y afférent soit élaboré et mis en forme dans le meilleur délai", exhortant la classe politique et citoyenne à "faire preuve dinnovation, de participation et de confiance pour construire ensemble ce nouvel édifice juridique qui ouvrira la voie à la mise en place dun tout nouveau système politique répondant aux aspirations" du peuple algérien.

 

 

Révision exceptionnelle des listes électorales du 16 au 23 avril 2019

Publié le : jeudi, 11 avril 2019 19:28 APS

 

ALGER - Une révision exceptionnelle des listes électorales sera ouverte du 16 au 23 avril 2019, en prévision de l'élection présidentielle du 4 juillet 2019, indique jeudi le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire dans un communiqué.

 

"Suite à la signature du décret présidentiel fixant la date de convocation du corps électoral pour le jeudi 4 juillet 2019 pour l'élection à la présidence de la République, le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire informe les citoyennes et citoyens qu'une période de huit (8) jours de révision exceptionnelle des listes électorales sera ouverte du mardi 16 avril au mardi 23 avril 2019, en application de l'article 14 de la loi organique no 16-10 du 25 août 2016 relative au régime électoral", précise la même source.

Le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire invite, à cet effet, tous les citoyens  et citoyennes non-inscrits sur les listes électorales et âgés de 18 ans révolus le jour du scrutin, soit le 4 juillet 2019, à demander leur inscription sur la liste électorale de la commune de résidence.

Les électeurs ayant changé de résidence doivent, quant à eux, se rapprocher de leur nouvelle commune de résidence qui prendra en charge la procédure de radiation et d'inscription.


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La demande d'inscription doit être appuyée par la présentation de deux documents, l'un justifiant l'identité et l'autre justifiant la résidence, souligne la même source.

Le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire précise que les bureaux chargés des élections au niveau des communes, sont ouverts tous les jours de la semaine, de neuf (9h00) heures à seize heures trente minutes (16h30), à l'exception du vendredi.

Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah a signé mardi le décret présidentiel convoquant le corps électoral pour l'élection présidentielle fixée au 04 juillet 2019, selon un communiqué de la présidence de la République.


Présidentielle 2019: les postulants à la candidature conviés au retrait des formulaires de souscription individuelle

 

Les postulants à la candidature à l'élection présidentielle du 4 juillet prochain sont conviés à procéder au retrait des formulaires de souscription individuelle au siège du ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, a indiqué jeudi ce département, dans un communiqué.

"Suite à la signature par le chef de l'Etat du décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour le jeudi 4 juillet 2019, en vue de l'élection à la présidence de la République, le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, porte à la connaissance des postulants à la candidature à ces élections, que le retrait des formulaires de souscription individuelle s'effectue au niveau du siège du ministère de l'Intérieur, sis au Palais du gouvernement, Avenue Docteur Saadane, Alger", a précisé la même source.


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Cette procédure s'est faite en vertu de la loi organique N16-10 du 25 aout 2016, relative au régime électoral, a précisé la même source.

"La remise de ces formulaires intervient sur présentation par le candidat d'une lettre adressée à Monsieur le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, annonçant son intention de constituer un dossier de candidature à l'élection à la présidence de la République", ajoute le communiqué.

Les postulants sont par ailleurs conviés à consulter le site Web du ministère http:/www.interieur.gov.dz pour toute information complémentaire.

 


 

 

Convocation du corps électoral pour le 04 juillet prochain

Publié le : jeudi, 11 avril 2019 12:17   APS

Convocation du corps électoral pour le 04 juillet prochain

ALGER - Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a convoqué le corps électoral pour l'élection présidentielle qui se tiendra le 4 juillet prochain, mettant ainsi en branle le processus qui permettra de combler le vide institutionnel né de la démission du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

 

Le président Bouteflika avait remis sa démission le 2 avril après plusieurs semaines de manifestations au cours desquelles les citoyens ont exprimé leur ferme opposition à l'option d'un 5ème mandat ou à celle du prolongement du 4ème, qui devrait expirer le 28 avril en cours.

 

La convocation du corps électoral intervient au lendemain de la réunion des deux chambres du Parlement qui a pris acte de la déclaration de vacance définitive du poste de président de la République, en application des dispositions de l'article 102 de la Constitution, en vertu duquel le président du Conseil de la Nation assume les fonctions de chef de l'Etat pour une durée de 90 jours.

 

Dans une allocution prononcée mardi, M. Bensalah, qui ne peut selon la Constitution, se porter candidat à l'élection présidentielle, a fait part de son intention de créer "en priorité et en urgence", en concertation avec la classe politique et la société civile, une institution nationale collégiale, "souveraine" dans ses décisions, à laquelle sera dévolue la mission de réunir les conditions d'organisation d'élections nationales "honnêtes et transparentes".

 

Le chef de l'Etat a tenu à préciser que le rôle du gouvernement et des services administratifs concernés se limitera à "soutenir et accompagner" cette institution dans l'accomplissement de ses missions "en toute liberté", affirmant tendre une "main sincère et loyale" à tout un chacun pour surmonter les divergences et s'investir dans une action collective dont l'objectif est de "poser les fondements de l'Algérie du futur".

 

M.Bensalah a appelé la classe politique et les citoyens à participer avec "confiance" pour construire ensemble le nouvel édifice juridique qui ouvrira la voie à la mise en place dun "tout nouveau système politique répondant aux aspirations de notre peuple".

 

De son côté, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a assuré ce mercredi à Oran que l'ANP accompagnera la période de transition destinée à la préparation de l'élection présidentielle et veillera à son suivi dans "le strict respect des règles de transparence et d'intégrité et des lois de la République".

 

Jeter les bases d'un Etat de droit et d'institutions

 

"La période de transition destinée à la préparation des élections présidentielles, se fera avec l'accompagnement de l'ANP, qui veillera au suivi de cette phase, au regard de la confiance réciproque entre le peuple et son armée, dans un climat de sérénité et dans le strict respect des règles de transparence et d'intégrité et des lois de la République", a souligné Gaïd Salah dans une allocution prononcée au siège du Commandement de la 2ème Région militaire.

 

Pour lui, cette phase déterminante "requiert de l'ensemble des enfants du peuple algérien fidèle de faire preuve de patience, de conscience et de lucidité afin de réaliser les revendications populaires, guider le pays vers la paix et jeter les bases d'un Etat de droit et d'institutions".

 

Cependant, les partis de l'opposition ont exprimé leur rejet de l'installation de M. Bensalah en qualité de chef de l'Etat, estimant que cette démarche est "incompatible" avec les revendications du peuple algérien, cette personnalité représentant "un des symboles" du système dont le peuple algérien réclame le départ.

Les partis de l'opposition ont estimé aussi que l'approche constitutionnelle dans la résolution de la crise mènera à "l'impasse", le problème étant fondamentalement d'ordre politique.


Lire aussi: l'ANP accompagnera la période de transition de préparation de l'élection présidentielle


Concernant le processus électoral et sur un plan technique, la déclaration de candidature du postulant à l'élection présidentielle doit être déposée, conformément à l'article 140 de la loi organique portant régime électoral, au plus tard, dans les 45 jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral.

 

Pour que son dossier soit validé par le Conseil constitutionnel, le postulant à la candidature doit présenter soit une liste comprenant 600 signatures individuelles d'élus d'Assemblées populaires locales (APC et APW) ou parlementaires, réparties au moins à travers 25 wilayas, soit une liste comportant 60.000 signatures individuelles, au moins, d'électeurs.

 

Ces signatures doivent être recueillies à travers, au moins, 25 wilayas avec un nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas qui ne saurait être inférieur à 1.500.

 

Les autres pièces du dossier sont, notamment, un certificat de nationalité algérienne d'origine de l'intéressé, une déclaration sur l'honneur attestant que intéressé possède uniquement la nationalité algérienne d'origine et qu'il n'a jamais possédé une autre nationalité et une déclaration sur l'honneur attestant que l'intéressé est de confession musulmane.

 

Le prétendant à la candidature doit, également, fournir un certificat de nationalité algérienne d'origine de son conjoint, un certificat médical délivré à l'intéressé par des médecins assermentés, une déclaration sur l'honneur attestant de la résidence exclusive, pendant dix (10) ans, au moins, sans interruption, précédant immédiatement le dépôt de candidature de l'intéressé.

 

Le dossier comprend, aussi, une déclaration publique sur le patrimoine mobilier et immobilier de l'intéressé à l'intérieur et à l'extérieur du pays, une attestation de participation à la Révolution du 1er novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942, une attestation de non implication des parents du candidat né, après le 1er juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution, ainsi qu'un engagement écrit et signé par le candidat de respecter les principes de la Constitution.

 


Présidentielle: le chef de l'Etat convoque le corps électoral pour le 4 juillet 2019

Le processus enclenché

PUBLIE LE : 11-04-2019 | 0:00 El MOUDJAHID

 


 

Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a signé mardi le décret présidentiel convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle fixée au 4 juillet 2019, a indiqué hier un communiqué de la présidence de la République.


«Monsieur Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat, a procédé le mardi 9 avril 2019, jour de sa prise de fonction, à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral à l’élection présidentielle fixée au jeudi 4 juillet 2019», précise le communiqué.

 

Le processus enclenché

 

Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a convoqué le corps électoral pour l’élection présidentielle qui se tiendra le 4 juillet prochain, mettant ainsi en branle le processus qui permettra de combler le vide institutionnel né de la démission du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le Président Bouteflika avait remis sa démission le 2 avril après plusieurs semaines de manifestations au cours desquelles les citoyens ont exprimé leur ferme opposition à l’option d’un 5e mandat ou à celle du prolongement du 4e, qui devrait expirer le 28 avril en cours.


La convocation du corps électoral intervient au lendemain de la réunion des deux Chambres du Parlement qui a pris acte de la déclaration de vacance définitive du poste de président de la République, en application des dispositions de l’article 102 de la Constitution, en vertu duquel le président du Conseil de la nation assume les fonctions de chef de l’Etat pour une durée de 90 jours. Dans une allocution prononcée mardi dernier, M. Bensalah, qui ne peut selon la Constitution se porter candidat à l’élection présidentielle, a fait part de son intention de créer «en priorité et en urgence», en concertation avec la classe politique et la société civile, une institution nationale collégiale, «souveraine» dans ses décisions, à laquelle sera dévolue la mission de réunir les conditions d’organisation d’élections nationales «honnêtes et transparentes». Le chef de l’Etat a tenu à préciser que le rôle du gouvernement et des services administratifs concernés se limitera à «soutenir et accompagner» cette institution dans l’accomplissement de ses missions «en toute liberté», affirmant tendre une «main sincère et loyale» à tout un chacun pour surmonter les divergences et s’investir dans une action collective dont l’objectif est de «poser les fondements de l’Algérie du futur». M. Bensalah a appelé la classe politique et les citoyens à participer avec «confiance» pour construire ensemble le nouvel édifice juridique qui ouvrira la voie à la mise en place d’un «tout nouveau système politique répondant aux aspirations de notre peuple».


De son côté, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a assuré à Oran que l’ANP accompagnera la période de transition destinée à la préparation de l’élection présidentielle et veillera à son suivi dans «le strict respect des règles de transparence et d’intégrité et des lois de la République».



Jeter les bases d’un État  de droit et d’institutions

 

«La période de transition destinée à la préparation des élections présidentielles, se fera avec l’accompagnement de l’ANP, qui veillera au suivi de cette phase, au regard de la confiance réciproque entre le peuple et son armée, dans un climat de sérénité et dans le strict respect des règles de transparence et d’intégrité et des lois de la République», a souligné Gaïd Salah dans une allocution prononcée au siège du Commandement de la 2e Région militaire. Pour lui, cette phase déterminante «requiert de l’ensemble des enfants du peuple algérien fidèle de faire preuve de patience, de conscience et de lucidité afin de réaliser les revendications populaires, guider le pays vers la paix et jeter les bases d’un Etat de droit et d’institutions».


Cependant, les partis de l’opposition ont exprimé leur rejet de l’installation de M. Bensalah en qualité de chef de l’Etat, estimant que cette démarche est «incompatible» avec les revendications du peuple algérien, cette personnalité représentant «un des symboles» du système dont le peuple algérien réclame le départ. Les partis de l’opposition ont estimé aussi que l’approche constitutionnelle dans la résolution de la crise mènera à «l’impasse», le problème étant fondamentalement d’ordre politique.


Concernant le processus électoral et sur un plan technique, la déclaration de candidature du postulant à l’élection présidentielle doit être déposée, conformément à l’article 140 de la loi organique portant régime électoral, au plus tard, dans les 45 jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral. Pour que son dossier soit validé par le Conseil constitutionnel, le postulant à la candidature doit présenter soit une liste comprenant 600 signatures individuelles d’élus d’Assemblées populaires locales (APC et APW) ou parlementaires, réparties au moins à travers 25 wilayas, soit une liste comportant 60.000 signatures individuelles, au moins, d’électeurs.

 

 Ces signatures doivent être recueillies à travers, au moins, 25 wilayas avec un nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas qui ne saurait être inférieur à 1.500. Les autres pièces du dossier sont, notamment, un certificat de nationalité algérienne d’origine de l’intéressé, une déclaration sur l’honneur attestant que l’intéressé possède uniquement la nationalité algérienne d’origine et qu’il n’a jamais possédé une autre nationalité et une déclaration sur l’honneur attestant que l’intéressé est de confession musulmane.

 

Le prétendant à la candidature doit, également, fournir un certificat de nationalité algérienne d’origine de son conjoint, un certificat médical délivré à l’intéressé par des médecins assermentés, une déclaration sur l’honneur attestant de la résidence exclusive, pendant dix (10) ans, au moins, sans interruption, précédant immédiatement le dépôt de candidature de l’intéressé.

 

Le dossier comprend, aussi, une déclaration publique sur le patrimoine mobilier et immobilier de l’intéressé à l’intérieur et à l’extérieur du pays, une attestation de participation à la Révolution du 1er novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942, une attestation de non implication des parents du candidat né, après le 1er juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution, ainsi qu’un engagement écrit et signé par le candidat de respecter les principes de la Constitution.